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19 Mai 2026

Qu’est-ce que Secret Network : confidentialité programmable et staking de SCRT

19 Mai 2026

Secret Network est une blockchain de couche 1 conçue pour apporter la confidentialité programmable à l’écosystème blockchain. Contrairement à la plupart des réseaux publics, où les informations sont visibles par défaut, Secret Network permet d’exécuter des smart contracts avec des données chiffrées, en maintenant privés l’input, l’output et l’état des contrats.

Sa proposition est particulièrement pertinente pour les applications qui nécessitent de la confidentialité sans renoncer à la vérifiabilité on-chain, comme la DeFi, l’identité, le gaming, l’intelligence artificielle, la gouvernance privée ou la gestion de données sensibles.

Dans ce guide, nous verrons ce qu’est Secret Network, comment fonctionnent ses Secret Contracts, quel rôle joue SCRT et pourquoi son approche du confidential computing la différencie des autres blockchains.

Qu’est-ce que Secret Network ?

Secret Network est une blockchain construite avec Cosmos SDK qui permet de déployer des smart contracts avec une confidentialité par défaut. Elle pourrait être définie comme le premier protocole avec des smart contracts privés sur mainnet, actif depuis septembre 2020.

Le réseau utilise une combinaison d’Intel SGX, de Trusted Execution Environments, de différents schémas de chiffrement et de gestion des clés afin de protéger les données traitées par ses contrats. Ses Secret Contracts sont basés sur CosmWasm, le framework de smart contracts en Rust utilisé au sein de l’écosystème Cosmos.

En d’autres termes, Secret Network ne cherche pas simplement à masquer des transactions. Son objectif est de permettre aux applications d’exécuter une logique privée : traiter des informations sensibles, renvoyer des résultats chiffrés et contrôler qui peut accéder à certaines données.

Quel problème Secret Network résout-il ?

La transparence est l’une des grandes forces des blockchains publiques, mais aussi l’une de leurs limites. Sur des réseaux comme Ethereum ou de nombreuses autres L1, n’importe qui peut analyser les soldes, les interactions, les contrats, les mouvements de fonds et une partie du comportement des utilisateurs.

Cela complique la création d’applications qui nécessitent de la confidentialité, comme les marchés privés, les systèmes d’identité, les votes secrets, les outils d’IA utilisant des données sensibles, les jeux avec des informations cachées ou les produits DeFi où tout ne devrait pas être public.

Secret Network introduit une couche de confidentialité programmable afin que les développeurs puissent décider quelles informations restent privées, qui peut les voir et dans quelles conditions.

Comment fonctionne Secret Network

Secret Network est une blockchain construite avec Cosmos SDK qui combine le Proof-of-Stake délégué avec la Byzantine Fault Tolerance pour offrir des smart contracts avec une confidentialité programmable. Sa différence par rapport aux autres réseaux ne se situe pas seulement dans le consensus, mais aussi dans la couche technique qui permet de traiter des données chiffrées sans les exposer aux validateurs, aux développeurs ni aux observateurs externes.

Secret Contracts : la base technique de sa confidentialité

La confidentialité sur Secret Network repose sur une combinaison de chiffrement, de gestion des clés et de Trusted Execution Environments (TEE). En pratique, le réseau utilise Intel SGX afin que les validateurs traitent les transactions dans des enclaves sécurisées, où les données privées sont envoyées chiffrées, ne sont déchiffrées qu’à l’intérieur de l’enclave et, une fois le calcul exécuté, le résultat est de nouveau inscrit dans l’état sous forme chiffrée. De plus, la consensus encryption seed n’existe qu’au sein du TEE de chaque validateur.

Cette architecture est complétée par la remote attestation, le mécanisme qui vérifie que le code s’exécute dans une enclave SGX authentique et qu’il n’a pas été altéré.

SecretVM : au-delà des Secret Contracts

Récemment, Secret Network a présenté SecretVM, une proposition qui étend sa portée au-delà de la L1. Au lieu de se concentrer uniquement sur les smart contracts confidentiels, SecretVM propose une couche de confidential computing capable d’exécuter des applications et des workloads plus larges au sein de TEE.

Cela ouvre la voie à des cas d’utilisation comme l’IA, l’inférence et les services sensibles, et renforce l’idée que Secret Network ne doit plus être comprise uniquement comme une blockchain axée sur la confidentialité, mais comme une infrastructure plus large de calcul confidentiel.

Ce qui est privé sur Secret Network et ce qui ne l’est pas

Un point important est que tout n’est pas privé par défaut au même niveau sur Secret Network.

Le token natif, SCRT, est public. Il est utilisé pour payer le gas, faire du staking, sécuriser le réseau et participer à la gouvernance. Les opérations de base avec SCRT font partie de la couche publique et vérifiable du réseau.

La confidentialité la plus évidente apparaît avec les Secret Tokens, basés sur le standard SNIP-20. Ce standard permet d’envelopper des actifs publics, comme SCRT, dans des équivalents privés tels que sSCRT. Dans ce cas, les informations de transaction, comme les montants ou les contreparties, peuvent rester privées grâce aux Secret Contracts et aux viewing keys.

De cette manière, le réseau combine une couche publique nécessaire au consensus, au gas et à la vérifiabilité avec une couche privée destinée aux applications, aux tokens et aux données sensibles.

Viewing keys et permits : contrôle d’accès aux données

Comme les données privées ne sont pas visibles publiquement, Secret Network a besoin de mécanismes permettant aux utilisateurs de consulter leurs propres informations ou de les partager avec des tiers lorsqu’ils le souhaitent.

  • Les viewing keys fonctionnent comme un mot de passe chiffré associé à un contrat précis. Elles permettent de consulter des données privées, comme les soldes ou l’historique d’un token SNIP-20, à condition de connaître la bonne combinaison entre l’adresse et la viewing key.
  • Les permits offrent une alternative plus flexible. Au lieu de stocker une clé dans l’état du contrat, l’utilisateur signe un message avec son wallet pour accorder l’accès à certaines données. Selon la documentation officielle, les permits ne sont pas enregistrés dans l’état du smart contract et ne nécessitent pas de lancer une transaction on-chain, ce qui réduit la friction et la charge sur le réseau.

En pratique, ces mécanismes transforment la confidentialité en quelque chose de gérable : les données ne sont pas publiques par défaut, mais l’utilisateur peut décider quoi partager et avec qui.

SCRT, le token natif de Secret Network

SCRT est le token natif de Secret Network. Il est utilisé pour trois fonctions principales :

  • Gas : il est utilisé pour payer les frais du réseau.
  • Staking : il permet de participer à la sécurité du réseau.
  • Gouvernance : il sert à voter sur les propositions du protocole.

Au niveau des tokenomics :

  • Il n’a pas de limite maximale d’offre.
  • Son inflation est dynamique : elle se maintient autour de 9 % lorsque la proportion de SCRT en staking est inférieure à 66 %, puis diminue progressivement vers 7 % lorsque le bonded rate dépasse ce seuil.

Secret Network utilise également le slashing. Si un validateur ne maintient pas une opération correcte, il peut subir des pénalités pour downtime. S’il signe deux fois le même bloc, il peut subir une pénalité beaucoup plus importante pour double-signing.

Conclusion : un modèle puissant, mais avec des trade-offs

L’approche de Secret Network est techniquement intéressante, mais elle comporte aussi des trade-offs. Sa confidentialité dépend en grande partie des TEE comme Intel SGX, ce qui fait de la sécurité du hardware, de l’attestation et de l’exploitation des nodes des composants critiques.

La confidentialité programmable ne dépend pas uniquement du code du smart contract, mais aussi d’une architecture d’infrastructure conçue pour protéger les données en cours d’utilisation.

Cela renforce l’idée que Secret Network ne doit pas être comprise uniquement comme une blockchain axée sur la confidentialité, mais comme une infrastructure spécialisée dans le calcul confidentiel pour le Web3.

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Auteur·rice

Fátima Pereira

Résumé

Qu’est-ce que Secret Network ?
Quel problème Secret Network résout-il ?
Comment fonctionne Secret Network
Ce qui est privé sur Secret Network et ce qui ne l’est pas
SCRT, le token natif de Secret Network

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