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18 Juin 2026

Découvrez l’écosystème Pharos : les protocoles qui construisent l’avenir des RWA

18 Juin 2026

Pharos Network ne veut pas être simplement une autre Layer 1 rapide. Sa proposition s’articule autour de la RealFi, une idée simple à expliquer mais difficile à exécuter : amener les actifs, les paiements, la liquidité et l’infrastructure financière on-chain de manière utile, interopérable et prête pour la production.

Chez Stakely, nous suivons cet écosystème de près parce que nous participons comme validateur sur Pharos et offrons aux utilisateurs une manière simple de staker PROS avec Stakely.

Mais pour comprendre Pharos, il ne suffit pas de regarder son architecture ou sa vitesse. La question importante est différente : qu’est-ce qui se construit sur Pharos et quel rôle joue chaque protocole dans son écosystème.

Dans cet article, nous passons en revue les principales verticales qui apparaissent déjà dans l’écosystème Pharos : stablecoins, RWA, DeFi, paiements, interopérabilité, wallets et infrastructure pour builders.

Qu’est-ce que Pharos Network et pourquoi se concentre-t-il sur la RealFi ?

Pharos Network est une Layer 1 conçue pour les applications financières, avec un focus sur les RWA, les stablecoins, les paiements, la liquidité institutionnelle et la DeFi.

Sa thèse part d’un besoin clair : si la finance traditionnelle et les actifs du monde réel doivent se déplacer on-chain, l’infrastructure ne peut pas dépendre uniquement de performances théoriques. Elle a besoin d’une exécution efficace, d’interopérabilité, de données fiables, de liquidité, de wallets, d’outils pour builders et de validateurs capables de soutenir des applications à forte valeur.

Sur le plan technique, Pharos combine architecture modulaire, exécution parallèle et support d’EVM et de WASM. Si vous souhaitez approfondir sa proposition technique, nous avons déjà analysé chez Stakely pourquoi Pharos se présente comme une nouvelle Layer 1 ultrarapide et compatible EVM.

Chez Stakely, nous avons également couvert le lancement de sa mainnet Pacific Ocean et notre participation comme genesis validator dans notre article sur le lancement de Pharos Network et l’événement organisé par Stakely à Madrid. Ici, nous allons plus loin : observer les pièces qui commencent à façonner son écosystème.

Pharos Port : le point d’entrée de l’écosystème

Le meilleur endroit pour explorer ce qui se construit sur le réseau est Pharos Port, le hub officiel de l’écosystème.

Depuis ce portail, les utilisateurs et les builders peuvent découvrir des applications, campagnes, protocoles et intégrations construits autour de Pharos. C’est important car, dans un réseau axé sur la RealFi, la valeur ne vient pas seulement de la technologie de base, mais de la composition entre applications.

Un écosystème financier a besoin de plusieurs couches qui travaillent ensemble :

  • Stablecoins pour les paiements, le collatéral et le settlement.
  • RWA pour amener les actifs du monde réel on-chain.
  • DeFi pour le lending, le yield, le trading et la liquidité.
  • Oracles et infrastructure cross-chain pour les données et le transfert de valeur.
  • Wallets et outils d’onboarding pour réduire la friction.
  • Infrastructure pour builders afin que les équipes puissent déployer et scaler.

Pharos Port fonctionne comme une première photographie de cette stack.

Stablecoins et settlement : USDC et CCTP comme base de liquidité

L’un des blocs les plus importants de l’écosystème Pharos est l’arrivée de USDC et CCTP.

Circle a annoncé que USDC et CCTP sont disponibles sur Pharos, apportant une stablecoin régulée et une voie native pour déplacer USDC entre réseaux grâce au modèle burn-and-mint de CCTP.

C’est particulièrement pertinent pour la RealFi, car de nombreux cas d’usage ont besoin d’une unité de compte stable et liquide. Paiements, lending, trading, collatéral et settlement dépendent d’actifs capables de circuler entre applications et réseaux sans se fragmenter en versions wrapped peu efficaces.

Dans son annonce, Circle mentionne des applications de l’écosystème comme AquaFlux, Asseto, Bitverse, Centrifuge, Ember, Faroo, FaroSwap et TermMax, ce qui montre comment USDC peut agir comme couche commune pour différentes verticales financières dans Pharos.

RWA : de la tokenisation des actifs à leur utilité réelle

Les Real World Assets sont l’un des récits centraux de Pharos, mais il faut éviter de s’arrêter au titre.

La question clé n’est pas seulement de savoir quels actifs peuvent être tokenisés. La question clé est ce que l’on peut faire avec ces actifs une fois qu’ils sont on-chain.

Pour qu’un RWA soit utile, il a besoin de liquidité, de données de prix, de marchés secondaires, de mécanismes de collatéral, de conformité, de distribution et de passerelles d’entrée et de sortie. C’est là que l’écosystème devient intéressant : non pas grâce à une seule application, mais grâce à la combinaison de plusieurs pièces.

Cette verticale inclut des projets et intégrations liés à l’émission, aux marchés, au crédit et aux actifs tokenisés, comme Centrifuge, Asseto, R25 ou Pleasing Market, ainsi que des initiatives plus larges comme la RealFi Alliance de Pharos.

Le point est clair : Pharos ne cherche pas à présenter les RWA comme une catégorie isolée, mais comme une partie d’une infrastructure financière où les actifs peuvent circuler, être financés, échangés et réglés.

Oracles et interopérabilité : Chainlink CCIP et Data Streams

Une autre pièce importante est l’intégration de Chainlink CCIP et Chainlink Data Streams.

Pharos a annoncé qu’il adopte Chainlink CCIP comme infrastructure cross-chain et Chainlink Data Streams pour les marchés RWA tokenisés.

C’est important car les marchés financiers on-chain ont besoin de deux choses qui ne sont pas optionnelles : des données fiables et une interopérabilité sécurisée.

Si un actif tokenisé est utilisé comme collatéral, les données de prix affectent directement le risque, les liquidations et la solvabilité du marché. Et si la liquidité se déplace entre réseaux, l’infrastructure cross-chain ne peut pas être une couche improvisée.

Pour Pharos, Chainlink CCIP et Data Streams s’intègrent comme infrastructure de base pour les applications qui doivent déplacer de la valeur entre écosystèmes et accéder à des données de marché à faible latence.

DeFi et liquidité : lending, yield, DEXs et marchés secondaires

Un écosystème RealFi a besoin de plus que des actifs tokenisés. Il a besoin de marchés où ces actifs peuvent être utilisés.

C’est là qu’interviennent les couches DeFi de l’écosystème : lending, yield, trading, DEXs, perps, orderbooks et marchés secondaires.

Des protocoles comme TermMax, Ember, Faroo, AquaFlux, Yuzu Money, Vishwa ou Morpho pointent vers différentes parties de cette couche financière. D’autres projets comme Bitverse, FaroSwap, Zenith ou Agra sont liés au trading, aux swaps ou à la liquidité.

Tous ces protocoles n’ont pas le même niveau de maturité ni le même type de produit. Il faut donc lire cette carte comme une photographie d’un écosystème en construction, et non comme une garantie d’adoption finale.

Ce qui compte, c’est la direction : Pharos rassemble des applications qui permettent aux actifs non seulement d’exister on-chain, mais aussi de circuler, être échangés, servir de collatéral ou participer à des stratégies de liquidité.

Paiements programmables et x402

Pharos explore également des cas d’usage liés aux paiements programmables, notamment x402.

x402 est un standard basé sur le code HTTP 402 Payment Required, conçu pour permettre des paiements directement dans des flux web, APIs ou services numériques. En pratique, cela peut ouvrir la voie à des modèles pay-per-use, APIs monétisées, micropaiements, AI agents et flux machine-to-machine.

Dans un réseau comme Pharos, cette couche prend tout son sens si elle est combinée avec des stablecoins, une faible latence et une infrastructure prête pour le volume. Ce n’est pas seulement une curiosité technique : cela peut devenir une pièce utile pour des modèles économiques où le paiement se fait de manière programmatique, sans la friction des inscriptions, comptes ou processus manuels.

Wallets, onboarding et infrastructure pour builders

Aucun écosystème ne grandit si l’interaction avec celui-ci est compliquée.

C’est pourquoi les wallets, hubs de découverte et infrastructures pour développeurs sont une partie critique de la carte. Sur Pharos, des outils comme OKX Wallet, Bitget Wallet, TopNod et Pharos Port apparaissent aux côtés de fournisseurs d’infrastructure, de données et d’indexation comme Goldsky, ZAN ou Alchemy.

Cette couche n’est pas toujours la plus visible, mais elle est souvent l’une des plus importantes. Les utilisateurs ont besoin d’un accès simple. Les builders ont besoin de RPCs, d’indexation, de documentation et d’outils. Les institutions ont besoin d’intégrations qui ne dépendent pas de processus fragiles.

Dans un réseau axé sur la RealFi, l’expérience d’entrée compte autant que l’architecture de base.

Native to Pharos : soutenir les builders de l’écosystème

Pharos dispose aussi de Native to Pharos, son programme d’incubation pour les équipes qui construisent des applications et infrastructures financières on-chain.

Selon la page officielle de l’écosystème Pharos, le programme dispose d’un fonds de 10 millions de dollars et se concentre sur les projets RWA, paiements, DeFi et infrastructures innovantes.

Ce point est important parce qu’un écosystème ne grandit pas seulement en attirant des intégrations externes. Il a aussi besoin d’applications natives, d’équipes qui construisent depuis l’intérieur et de produits conçus spécifiquement autour des propriétés du réseau.

Ce que l’écosystème Pharos nous montre jusqu’à présent

L’écosystème Pharos est encore à un stade précoce, mais il montre déjà une direction claire : construire une stack financière autour des RWA, stablecoins, DeFi, données, paiements et interopérabilité.

La partie intéressante n’est pas de lister les protocoles, mais de comprendre comment ils se connectent :

  • USDC et CCTP fournissent une base de liquidité et de settlement.
  • Les RWA et les protocoles d’actifs tokenisés apportent du contenu économique à l’écosystème.
  • La DeFi, le lending et le trading donnent une utilité à ces actifs.
  • Chainlink CCIP et Data Streams renforcent les données et l’interopérabilité.
  • Les wallets et l’infrastructure réduisent la friction pour les utilisateurs et les builders.
  • Pharos Port et Native to Pharos aident à découvrir et accélérer de nouvelles applications.

Cette combinaison est ce qui fait de Pharos plus qu’une Layer 1 performante. Son objectif est de construire une infrastructure où les actifs du monde réel ne sont pas seulement représentés on-chain, mais peuvent circuler, être financés, échangés et réglés dans un écosystème connecté.

Pour les utilisateurs, builders et institutions, Pharos mérite d’être suivi précisément parce qu’il tente de répondre à l’une des questions les plus importantes des RWA.

Pas seulement ce qui peut être tokenisé, mais ce que l’on peut faire avec ces actifs ensuite. Et si vous souhaitez participer directement au réseau, vous pouvez commencer par staker Pharos avec Stakely de manière simple et non-custodial.

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Auteur·rice

María López

Résumé

Qu’est-ce que Pharos Network et pourquoi se concentre-t-il sur la RealFi ?
Pharos Port : le point d’entrée de l’écosystème
Stablecoins et settlement : USDC et CCTP comme base de liquidité
RWA : de la tokenisation des actifs à leur utilité réelle
Oracles et interopérabilité : Chainlink CCIP et Data Streams
DeFi et liquidité : lending, yield, DEXs et marchés secondaires
Paiements programmables et x402
Wallets, onboarding et infrastructure pour builders
Native to Pharos : soutenir les builders de l’écosystème
Ce que l’écosystème Pharos nous montre jusqu’à présent

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